Introduction
L’hiver s’installe, et avec lui une sensation familière : vos cheveux semblent un peu plus présents sur votre brosse, un peu moins sur votre tête. Ils tombent plus que d’habitude, sans douleur ni drame, mais assez pour éveiller un doute.
Ce n’est pas une alerte. C’est un signal.
La chute hivernale est un langage. Celui du corps qui ralentit, du cuir chevelu qui s’assèche, du métabolisme qui s’ajuste.
Plutôt que de la combattre, on peut l’écouter — et l’accompagner avec des gestes simples, efficaces, et profondément apaisants.
Pourquoi l’hiver favorise-t-il la chute capillaire ?
L’hiver agit en profondeur. Moins de lumière naturelle signifie moins de vitamine D, un rythme hormonal modifié, une circulation plus lente, une oxygénation réduite. Le cuir chevelu réagit : il devient plus sec, parfois plus sensible. Et les follicules, moins stimulés, ralentissent leur activité.
Résultat : les cheveux se renouvellent, mais chutent davantage.
Ajoutez à cela :
- Le chauffage qui assèche l’air ambiant
- Les bonnets qui étouffent et frottent
- Une fatigue latente, moins de mouvement, une alimentation plus dense
Et vous obtenez un terrain propice à une chute discrète… mais réelle.
Ce qui est normal (et ce qui ne l’est pas)
Perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est physiologique. En hiver, ce chiffre peut temporairement augmenter — jusqu’à 150, sans que cela soit inquiétant.
Mais soyez attentive si vous observez :
- Une chute très localisée ou soudaine
- Un cuir chevelu douloureux ou très irrité
- Une perte de densité rapide sur les tempes ou la raie
Dans ce cas, un avis médical s’impose. Sinon ? Il s’agit souvent d’un cycle passager — à accompagner avec soin et patience.
Cinq gestes à adopter tout l’hiver (sans bouleverser votre routine)
1. Masser en douceur, chaque soir
Installez ce geste comme un réflexe du soir, aussi simple que se brosser les dents.
Deux minutes, pulpe des doigts à plat, mouvement circulaire lent sur l’ensemble du cuir chevelu. C’est presque méditatif.
Ce massage relance la microcirculation, détend les tissus, stimule les bulbes… et calme les pensées.
Un petit moment pour vous. Discret, mais fondamental.
2. Dormir mieux, pas forcément plus
Il ne s’agit pas de dormir 9 heures par nuit, mais de créer les conditions d’un vrai sommeil réparateur.
Baisser les lumières plus tôt, couper les écrans au moins 30 minutes avant, respirer profondément.
C’est pendant la nuit que les cycles cellulaires se régénèrent — y compris ceux qui gouvernent la croissance du cheveu.
Un bon sommeil, c’est un soin invisible.
3. Équilibrer l’assiette, sans obsession
L’hiver est la saison des soupes, des huiles chaudes, des légumes racines, des bouillons.
C’est aussi le bon moment pour réintégrer plus de fer, de zinc, de vitamines du groupe B dans votre quotidien — via des aliments complets, réconfortants mais nourrissants.
Pas de régime. Juste de l’attention.
Ce que vous mangez nourrit aussi ce que vous portez.
4. Nourrir la racine avec un sérum ciblé
Quelques gouttes, au creux de la paume, réparties délicatement sur le cuir chevelu.
Un sérum racine agit comme un soin de nuit : il calme les déséquilibres, hydrate en profondeur, et soutient l’environnement de la pousse.
Choisissez une formule fine, sans parfum superflu, à base d’actifs naturels ou dermo-calibrés.
L’idée ? Soin technique, geste sensoriel.
5. Réduire la chaleur, en toutes choses
L’eau trop chaude. Le sèche-cheveux. Les émotions trop hautes, parfois.
Tout cela agresse. Alors cet hiver, on apprend à baisser un peu.
Laver à température tiède. Sécher à basse intensité. Respirer un peu plus bas, un peu plus lentement.
Cela change tout — pour les cheveux, et pour vous.
Conclusion
L’hiver ne vous vole pas vos cheveux. Il vous invite à ralentir.
La chute saisonnière n’est pas un désordre, c’est un réajustement. Un message discret que votre corps vous envoie, pour vous inciter à écouter, à adoucir, à prendre soin.
Pas dans l’urgence. Pas dans la réaction.
Mais dans une régularité douce, fluide, ancrée dans des gestes simples.
Et parfois, cela commence par un massage. Ou par une nuit de sommeil un peu plus longue que d’habitude.