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Sport

LA BÊTE NOIRE (long time no see)

Photo :  @pinterest

J’sais pas toi, mais moi, j’ai la motivation bipolaire sur un moyen temps. Aujourd’hui, à 35 ans (oh God), j’ai appris à me feinter moi-même en développant la constance (oh God again). Je dois toutefois avouer que même elle a le dos déplumé, des fois. Pas facile. La motivation, c’est comme un réservoir d’essence; tu dois le nourrir. C’est ben fatiguant, i know. Des fois, par contre, l’alimentation se fait de façon inconsciente. Est là pis tu l’sais pas. Malheureusement, la motivation ne se nourrit pas de peanuts pis de pretzels. Tsé des choses qu’on peut facilement trouver dans l’allée des plaisirs à l’épicerie. Et non! Elle se nourrit de positivisme, de résultats, de confiance en soi, d’accomplissements, … Tous de beaux petits ingrédients de réussite que tu dois puiser à l’intérieur de toi. Je sais que tu viens de soupirer parce que je l’ai moi-même fait en écrivant ces dernières lignes. C’est lourd.

Comme seule l’action menée par le motif, l’énergie et la direction peut être observée, la motivation elle-même reste à ce jour un concept ardu à définir et à comprendre. Il existe deux formes distinctes de motivation, soit la motivation intrinsèque et celle, tu l’auras deviné sans savoir le mot, extrinsèque. Selon moi, les deux sont distinctes, certes, mais interdépendantes. La première est la plus délicate à puiser; surtout quand t’as l’épuisette ben lousse. Elle reste toutefois la plus efficace et la plus constante puisque c’est à l’intérieur de soi que l’on peut la produire, la gérer, la nourrir et l’entretenir. Il ne suffit que d’une rencontre entre le désir puissant et le besoin profond pour que la magie opère. Bref, apprends à te gérer pis ça va ben aller! La seconde, quant à elle, est définitivement la forme de motivation la plus simple puisqu’elle s’appuie sur les autres. Tu n’as rien à gérer; ça te tombe dessus once in a while pis tu te laisses porter! Isn’t it great? “Ouin, mais non!”, te répondrais-je. C’est peut-être ici qu’on me déclare officiellement control freak, mais c’est également ici que je vais déclarer que je m’assume. Ma motivation, je ne veux rien savoir qu’elle vienne de quelqu’un d’autre. Oui, des fois, un petit push (dans l’arrière, même, si nécessaire), ça ne fait pas de tort; j’en conviens. Me faire hurler dans le tympan par un entraîneur clairement en plein rush post-Monster, c’est quelque chose qui m’amène à me dépasser. Est-ce le nouveau récipient de la palpitation liquide, ma motivation? Non. Les résultats le sont, par exemple. Lui, il n’est que le transmetteur (ce qui n’est quand même pas rien).

Qu’on soit poussé par un stimulus positif ou négatif (ou encore les deux en même temps), l’action engendrée par la motivation est toujours gage de progression et d’apprentissage; même si tu échoues, tsé. On jase ; toi, c’est pas parce que t’as le fessier végétatif qu’il est obligé de le rester. C’est toi l’boss. Si tu décides dans ton profond intérieur que t’en as marre de ta shape atonique, tu es capable d’accomplir de grandes choses et d’atteindre tous les buts fixés. T’as beau avoir le musculaire à l’inertie, ton mental, lui, il est bien en vie et prêt à l’attaque! Watch out! 

Toutefois, avant de te lancer un défi, je me dois de te parler de la récompense, parce que cette dernière et la motivation sont étroitement liées. Hallelujah! La récompense se veut être un stimulus positif qui nous motive à le conserver ou encore, à l’acquérir. Récompenser une action, c’est conditionner à accorder de la valeur à cette action; c’est renforcer le processus émotionnel qui pousse à atteindre l’objectif afin de mettre le grappin sur la récompense. Si tu as lu “gratin” à la presse pis que t’aimes ça, toi, le fromage, tu peux ben en râper sul’ top de ta récompense si ça te chante; la police du caillé ne va pas débarquer! Bien que le système de récompense soit au cœur même du processus de motivation, ce dernier peut devenir l’ennemi s’il en vient à prendre trop de place. L’incapacité à être satisfait et à trouver du plaisir dans les récompenses sporadiques peuvent être des symptômes de désordres mentaux, tels que la dépression ou encore l’addiction.

Bon, maintenant que tu me dis que tu vas pouvoir te gérer l’gratin, laisse-moi te lancer un défi somme toute assez simple. Détermine quatre groupes de muscles que tu aimerais travailler pendant le prochain mois et conditionne-toi à les travailler un après l’autre à chaque semaine. “Oui, mais il y a 4,35 semaines dans un mois!!!” Ici s’applique à peu près n’importe quelle face de Alicia Silverstone dans le film Clueless (un grand classique!); on pourrait même en faire un meme! Je considère le dossier du calendrier clos. Je disais donc que tu te prévois quatre jours d’entraînement par semaine et que chaque jour est dédié à un groupe musculaire. Si tu es du genre efficace et que t’aimes ça quand ça opère, tu peux aisément compléter un entraînement digne de ce nom en quarante cinq minutes, top chrono! À condition de te pousser à fond. T’as mal et le cœur veut te sortir par une narine? Continue. T’as l’acide lactique aussi sollicité que tes yeux et ton cœur quand tu lâches ton 2 ans lousse dans un module de jeux public? Keep going. On parle donc de trois heures d’activité physique dans ta semaine; je pense que tu peux y arriver. Prends le temps d’analyser ta prochaine notification du nombre d’heures passées sur ton téléphone avant de l’envoyer paître vers la droite et tu verras que trois heures sont faciles à placer dans la semaine; à condition de faire les bons choix! Si tu es le genre qui, en plein entraînement, facetime ta chum pour lui raconter en détails ta plus récente bévue, … Comment je te dirais ben ça? Débloque l’horaire ou vends ta chum sur Marketplace (TON CELL!!! Je voulais dire “ton cell”!) parce que t’as pas fini! 

Pour ma part, la prochaine semaine sera consacrée aux deltoïdes, aux fessiers, aux mollets et aux abdominaux! Et toi, quelle sera ta liste?

Essaie ça et on s’en reparle; la récompense sera ici le résultat! (Tu ne pensais quand même pas que j’allais dire une barre Mars???)

 

Bye là!

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Andrée-Anne

Andrée-Anne

Notre SUPERWOMAN, maman de deux enfants, designer, self-care GURU et mordue de l'entraînement et de la nutrition, « pas capable » ne fait pas partie de son vocabulaire. Avec sa personnalité forte et attachante, Andrée-Anne vous guidera vers un mode de vie plus sain et plus actif, dans lequel l’estime de soi sera votre MANTRA.