Bien-ÊtreSanté

NON aux restrictions NON aux punitions

Par 21/07/2020juillet 25th, 2020No Comments

Photo: Pinterest

Durant 12 années de ma vie, je n’avais aucune idée du monstre qui occupait tout mon espace mental et physique. Ce monstre était un trouble alimentaire. Je ne suis pas spécialiste, ni psychologue, mais j’ai envie de partager certaines découvertes qui m’ont apaisée et qui pourraient faire de même pour certains/certaines. 

Quand j’ai décidé d’attaquer ce monstre pour vrai, le chemin était ardu, remplis d’embuches et de surprises… mais ô combien interessant. Je me considère maintenant guérie (même si certains ne croient pas à une réhabilitation complète).

Avec passion et dévouement, j’ai navigué mon monde intérieur, observé et analysé mon monde extérieur, changé un à la fois mes réflexes mentaux, pratiqué l’amour inconditionnel pour mon corps et guéri certaines blessures qui me suivaient depuis longtemps.

Il m’a fallu désapprendre et déconstruire certains concepts pour pouvoir voir la lumière et me sentir libre, enfin.

Je ne parlerai pas de blessures psychologiques, ni de ces nombreuses étapes complexes de guérison. Je parlerai plutôt de certains concepts concernant la relation entre l’humain, l’entraînement, et la nourriture.

Le mouvement et la bouffe

Premièrement: Pose-toi cette question simple: Pourquoi t’entraînes-tu? Pourquoi bouges-tu? Réponds de façon honnête.

Pour te sentir bien? Pour améliorer la qualité de ton sommeil? Pour changer ton apparence physique? Par plaisir? Parce que ton docteur te l’a prescrit? Parce que tu as lu que c’est bon de faire de l’exercice? Parce que tu en as envie? Pour vivre plus longtemps? Pour améliorer ta performance sportive?

Deuxièmement: aimes-tu bouger? As-tu l’impression de bouger pour compenser pour la nourriture ingérée? Te dis-tu: « J’ai beaucoup mangé ce week-end, je dois alors bouger plus cette semaine! » ?

Si tu utilises cette « logique », c’est normal car pour pour la plupart des gens, c’est ce qu’on a apprit.

Par contre, le corps humain est beaucoup plus complexe que ça. Ce n’est pas un rapport 1:1.

Même un téléphone cellulaire recharge et dépense de l’énergie à une vitesse différente selon quelle sorte, selon différents chargeurs, si la température est différente, s’il est vieux ou neuf, si l’update a été fait, ou même pour des raisons inconnues. Et c’est une machine!

Imagine les complexités du corps humain avec la bouffe! La théorie du « mange moins et bouge plus » pour perdre du poids est désuète. Elle n’implique pas l’humain et ses complexités. Il faut faire attention quand tu décides de couper un aliment ou de limiter les portions. En créant une restriction alimentaire, tu t’empêches de manger cet aliment. Tu te restreins. Tu perds ta liberté de manger ce que tu veux, quand tu veux et tu entres dans un cycle de « restrict-binge » 

Choisir de ne pas manger un certain aliment est different de s’empêcher de manger un aliment. La restriction crée un désir encore plus fort, pour combler un besoin (confort, plaisir du goût, etc) Quand vient le temps où tu flanches (parce que ça arrivera) , tu te sens hors contrôle et coupable quand en fait c’est toi-même qui s’est imposé cette règle. Après l’avoir mangé, une vague de culpabilité suit et la règle, la restriction devient encore plus ferme. « Plus jamais! Là je vais me contrôler! » 

Le cycle est enclenché. La roue continue de tourner: la vitesse accélère et on se sent hors contrôle autour ce cet aliment qu’on a caractérisé de « mauvais ».

STOP

Tu as la permission inconditionnelle de manger ce que tu veux, quand tu veux.

Tu n’as pas à mériter ta nourriture. Tu as le droit fondamental de manger. Un point c’est tout. 

Si tu te sens hors contrôle autour d’un aliment, il est probable que ce soit parce que tu t’en restreins. Attribuer une mention « mauvais » à certains aliments vient avec un à côté de culpabilité. Et selon moi, la culpabilité, ça donne mal au ventre…

Durant ma réhabilitation, j’ai du faire le test. J’ai mangé tout ce qui était « mauvais » pendant toute une semaine. Ça été une période importante de ma guérison. J’ai bien compris que j’avais le droit de manger ce que je voulais. Après 2 jours de Lucky Charms et de Chips All Dressed et riz blanc avec du sel, mon corps me criait de me faire une salade! Pas ma tête ou des règles: mon corps!  À partir de ce moment là, j’ai pu recommencer à lui faire confiance.

L’idée serait d’être dans un espace de liberté totale autour de tous les aliments. De cette façon, tu choisiras, en écoutant les besoins de ton corps et de ton cœur, quoi et combien manger. Ton corps te le dit quand c’est pas bon pour toi. Il te le dit aussi quand arrêter. Fait lui confiance: c’est la machine la plus intelligente du monde!

Ton corps est ton outil le plus important à savoir quelle décision prendre par rapport à l’exercice aussi. Par exemple, voici une nouvelle réalité observée dans les cours de Yoga que j’enseigne: je demande souvent aux élèves de retirer leur Apple Watch pour leur pratique. (Confidence: je l’ai déjà portée en pratiquant durant les dernières années de mon trouble) S’il/elle me répond « non », je leur demande, pourquoi? Certains me répondent: « Parce-que j’ai un objectif de calories à brûler », d’autres me répondent: « Parce-que je calcule mes entraînements et mon rythme cardiaque» ou: « je veux m’assurer que j’en fais assez » 

Les chiffres ont pris le dessus sur le senti. On fait confiance en la montre plus qu’en nous-mêmes. On a appris qu’il serait bien de calculer à l’aide d’un appareil électronique alors qu’on a un outil beaucoup plus avancé et beaucoup plus adapté, carrément sur mesure à ta personne: LE CORPS! 

La petite machine qui collecte l’information décidera (ou influencera) la façon dont tu vas bouger. Selon moi, pratiquer à comprendre les messages de son corps serait une façon plus adaptée et plus durable pour cultiver une relation saine avec l’exercice. 

Bouger c’est un cadeau de la vie! Pas une punition! L’exercice te permet d’avoir différentes sensations et différentes expériences pour te sentir encore plus vivant.

Manger pour se récompenser: NON. Tu as toujours le droit de manger.

Bouger pour se punir: NON. Tu bouges pour le plaisir.

Ceci dit, aiguise ton écoute des signaux de ton corps, fais lui confiance. Il sera toujours là.

Avant de commencer une nouvelle diète ou de te mettre des restrictions alimentaires, demande-toi pourquoi tu veux faire ça et évalue si la raison est valide pour tout ton toi. 

Suggestion lecture: Anti-Diet par Christy Harrison 

Suggestion podcast: Food Psych

Stephy

Stephanie

Stephanie

Partageant son énergie entre sa famille et sa quête de liberté, Stephanie se décrirait comme une passionné de la vie. De la danse contemporaine, en passant par le yoga, la méditation et le mouvement sous toutes ses formes, elle saura piquer votre curiosité et vous donner envie de vous découvrir. #SAGITTARIUS

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