Cheveux

Être assistante en coiffure sans diplôme

Par 28/04/2020mai 1st, 2020No Comments

En tant que coloriste, je ne pourrais pas offrir un service aussi professionnel, efficace et rapide si je travaillais seule. J’ai la chance en salon de travailler avec des assistantes, qui elles aussi graviront les échelons et deviendront stylistes/coloristes. J’ai interviewé une de mes assistantes du @bluntmtl, @_Sophietm , pour vous faire voir à travers son expérience et ce que ça comporte d’être une assistante sans diplôme en coiffure dans un des salons les plus réputés de Montréal.

Qu’est-ce qui t’a amené à vouloir aller travailler dans le domaine de la coiffure?

Honnêtement, ça m’a pris un peu de temps à savoir ce que je voulais faire dans la vie. J’ai toujours aimé avoir des beaux cheveux, bien arrangés ou même faire ceux de mes amies. Comme je viens de Sept-Îles, le métier de coiffeuse n’est pas vu de la même façon que dans les grandes villes et ça me faisait peut-être peur de me lancer dans ça. Arrivée à Montréal, j’ai réalisé que tu pouvais être vraiment «big» et même reconnu pour ton métier, que c’était pas seulement appliquer des racines et faire des permanentes !

Comment te sens-tu face au fait que tu n’as pas de ton cours en coiffure?

Sincèrement, je me sentais un peu imposteur au début. Par contre, mon équipe de chez Coiffure Blunt a vraiment su me mettre à l’aise face à ça. Tout le monde a été super patient parce qu’ils voyaient bien que j’étais passionnée du métier. Un an plus tard, je me sens en confiance. J’ai encore beaucoup à apprendre, mais je pense qu’en coiffure, l’apprentissage est continue.

Quel à été ton plus gros challenge jusqu’à maintenant aux travers le métier d’assistante?

Pour ma part, vu que je n’ai pas mon cours, j’ai vraiment du mettre les bouchées doubles pour apprendre. Je suis partie un , même deux, pas en arrière de tout le monde avec qui je travaille. En étant assistante, tu apprends beaucoup et tu dois connaitre beaucoup aussi. C’est très exigeant et très précis; Je vous garanti, ce n’est pas seulement que de faire des shampoings.

Qu’est-ce que tu aimes le plus du métier d’assistante?

J’aime vraiment le fait que je vois travailler mes collègues coiffeurs pendant 40h semaine. Je travaille avec des gens qui ont du talent et des formations différentes. J’apprends beaucoup , autant sur la coloration, les techniques de coupes, de mise en plis etc. Je pense que c’est vraiment un «step» important dans mon parcours et que tous les apprentis-coiffeurs devraient passer par là.

 En plus, j’aime vraiment le côté social que je peux avoir avec les clientes. J’aime qu’elles puissent me faire confiance et qu’on passe un bon moment. Au salon, on a vraiment pas le temps de s’ennuyer! 🙂

Qu’est-ce que tu aspires a… face à ton métier?

D’ici les 5 prochaines années, j’aimerais me spécialiser dans la coloration. C’est vraiment la partie de la coiffure qui m’intéresse le plus. Si on parle d’ici plusieurs autres années, j’aspire à être une des tops coloristes de Montréal, que mon métier me fasse voyager et rencontrer d’autres grands coiffeurs dans le monde entier!

C’est vraiment agréable de travailler avec des gens comme Sophie, remplis d’ambition et de motivation. Pour ceux et celles qui pensaient se diriger vers le magnifique monde de la coiffure, j’espère que cet article vous a poussé de l’avant 🙂 

BISOUS

Marie-Anne Labrie

Marie-Anne Labrie

Marie-Anne Labrie, la fille derrière PINKLABLONDE, est aussi une artiste coloriste se spécialisant dans les techniques de blond. Elle est une véritable passionnée. Inspirante et créative, elle donne une toute autre signification au terme «coiffure». Son sens de l’esthétisme, son savoir-faire et sa connaissance profonde des différentes techniques et produits font d’elle l’une des coloristes les plus demandées de Montréal.